mercredi 8 décembre 2010

Comment faire 1291 km en planeur?


Levés vers 7H00. Petit déjeuner rapide et on fonce au terrain. 9H00 décollage, un planeur qui a décollé au levé du jour est de retour. Bof Bof ça ne donne pas le moral. Mais puisqu'on est en l'air on y va. Assez vite on accroche l'onde. Le vent est à prés de 100 km/h. Alors forcément avec les montagnes il se passe quelque chose. Nous avons mis cap au sud. On chemine sans perte d'altitude en avancant lentement mais sûrement à cause d'un relatif vent de face. Exploiter l'onde nécessite une attention soutenue car le plus souvent on vole au dessus de la couche de nuage sans repère au sol avec le vent on est vite perdu. Heureusement Pierre-Alain mon co-pilote suisse utilise la technique du petit poucet avec son calculateur. Il enregistre au fur et à mesure les endroits où ça monte. Ca permet de savoir où ça a monté dans les vols précédents et de revenir en suivant les zones favorables rencontrées à l'aller. On descend trés au sud 480 km environ. Pour donner un ordre d'idée, c'est comme si nous étions partis de Compiegne pour virer vertical Chambery. Au passage on est passé au Chili. Au retour cap au nord, le vent nous pousse et les conditions sont excellentes, les vitesses sols sont fantastiques 290 km/h. Le planeur est au limite de la vite
sse maximum tout en continuant de monter. Il faut faire attention de ne pas la dépasser pour ne pas perdre les ailes. On est entre 6000 et 7000 mètres. Arrivés à 100 km de l'arrivée on fait demi-tour cap au sud pour faire quelques 300 km supplémentaires dans ces conditions fantastiques. Puis de nouveau cap au nord toujours à fonds les manettes. Arrivés à proximité de l'aeroport de Bariloche nous devons patienter 20 minutes avant de nous poser pour laisser passer un avion de ligne. Le houssage du planeur et la recharge de l'oxygène (nécessaire pour les vols à haute altitude) est une épreuve avec les 100KM de vent et la poussière qui vole en permanence.  Rentrés à la maison, on dépouille l'enregistrement de vol : 1291 KM parcourus, meilleur vol de la journée au classement mondial ! L'extase!



lundi 6 décembre 2010

dimanche 5 décembre 2010

Un dimanche de ballade

Ce matin les informations qui m'arrivent de France sont "pluie froide et mauvais temps". Ici il y a un soleil à déchirer les yeux. Pas trop chaud juste bien pour être bien. Un vrai bonheur! Malgré le beau temps, on ne volera pas. Pas assez de vent pour avoir de l'onde. Nous sommes condamnés à aller nous ballader. On pars vers Bolson 80 km plus au sud. Une longue route sans maisons, ni villages à traverser. La nature règne en maitre. Cette route c'est tout ce qu'il y d'humain dans le paysage. Un repas à l'ombre des arbres près d'un ruisseau. Puis lac où je ferai une brève tentative de baignade. Au retour on a pris au autostoppeur : un gaucho avec le chapeau, la blouson en peau de mouton. Un faciès d'il était une fois dans l'ouest. Un bon dimanche en attendant demain où les conditions devraient être meilleures pour voler.









samedi 4 décembre 2010

Au pays des condors

El condor
Avant hier j’en ai aperçu un en vol dans la même ascendance que nous. C'est l'oiseau mythique des Andes, le plus grand rapace du monde : 2m d’envergure. Magnifique oiseau aussi beau que les paysages. Comme nous il vole à la limite des Andes et de la pampa désertique où il chasse les lapins. Le matin chasse et l’après midi repos. On l’imagine solitaire en fait il vit en groupe comme les vautours.
Hier pas de vol ballade à pied, aujourd’hui vol au sud de Bariloche à exploiter des « ondulettes » et à survoler à basse altitude les paysages déserts. A l’est la pampa desséchée par le vent des Andes, à l’ouest les montagnes enneigées et hostiles. A la frontière le repère des condors dans une falaise de structure volcanique avec des trous pour nicher. Le château des princes condor.

LES ANDES VERS L'OUEST


LA PAMPA QUAND ON REGARDE VERS L'EST









CI DESSOUS  FALAISE OU NICHENT LES CONDORS

jeudi 2 décembre 2010

2ème vol

Aujourd'hui 2ème vol. Ce fut autre chose. De nouvelles techniques d'exploitation de l'onde sous le vent des montagnes. Moins haut un salom entre les nuages. du bonheur dans de la pure beauté d'une nature puissante et cotonneuse. Vue magnifique d'une montagne (un volcan inactif) émergeant des nuages.














Le vol d'onde est une variante de vol permettant au planeur de monter beaucoup plus haut que le vol de pente. En effet, sous le vent du relief, et sous certaines conditions, se produisent un ou plusieurs ressauts, du fait de l'élasticité de l'air. Ces ondes peuvent atteindre de grandes altitudes, largement supérieures à celle du relief générateur. Ces zones de ressauts sont parfois matérialisées par des nuages particuliers, les altocumulus lenticulaires, nuages de forme très régulière, parfois en pile d'assiettes, anormalement immobiles alors que le vent souffle avec intensité. Le record absolu d'altitude de 15 447 m a été réalisé lors d'un vol d'onde. Le record absolu de distance de 3 008 km a aussi été réalisé en vol d'onde en Amérique du Sud

Pour enerver mes copains pilotes...

mercredi 1 décembre 2010

1er vol





Un seul commentaire fantastique! 8000 mètres, 550 km, 6 heures de vol tranquille. Pour un vol de découverte c'est dèja bien...